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Élections : Quels partis vous protègent le mieux des OGM ?

Macro-Élection

À l’occasion de cette campagne électorale, Vigilance OGM a souhaité connaître les positions des différents partis politiques sur des questions qui préoccupent les citoyens et citoyennes du Canada. Nous avons donc fait parvenir 5 questions touchant l’agriculture en général et les organismes génétiquement modifiés en particulier. Nous leur avons demandé d’être concis (max 200 mots) et claires dans leurs réponses. Nous avons compilé les réponses des 5 partis touchant l’étiquetage des OGM , leurs impacts sur la santé, leurs appuis à l’agriculture biologique, leurs plans pour la gestion des super mauvaises herbes et le droit de cultiver sans OGM.

Résumé :

Le parti vert est de loin le parti qui possède la meilleure compréhension de notre système agroalimentaire en général et des OGM en particulier. Ils ont des politiques ambitieuses qui aideraient le Canada à tourner le dos aux OGM.  le Bloc Québécois semble avoir de bonnes intentions qui restent cependant trop vagues et qui faudra préciser dans le futur pour protéger les consommateurs et consommatrices des OGM. À l’instar du Bloc Québécois, Le NDP possède une plateforme qui semble aller dans la bonne direction sans toute fois être assez claire. Le parti libéral est décevant puisqu’il n’ose même pas se prononcer pour un étiquetage obligatoire des OGM. De plus, il utilise à de nombreuses reprises la rhétorique empruntée à l’industrie tout en donnant des réponses qui ne sont pas spécifiques à la question posée. Sans surprise, le parti conservateur est le seul parti à ne pas avoir répondu à notre questionnaire, confirmant leur tradition d’obscurantisme développé ces 10 dernières années. Le parti conservateur mérite donc la note de F.

 

Voici toutes les réponses des partis : bonne lecture.

Question 1 : Étiquetage des OGM

Le 22 septembre 2015, un nouveau sondage Ipsos Reid [1] est venu confirmer que l’énorme majorité des Canadiens et Canadiennes (88 %) souhaitent savoir si leur alimentation est exempte d’organisme génétiquement modifié. Vigilance OGM souligne que le droit à l’information fait partie des droits fondamentaux des consommatrices et consommateurs, et rappelle aussi que cette information est la norme dans de nombreux pays, 64 pays au total, incluant ceux de l’Union européenne.

Les citoyenNEs du Canada ne sont pas uniquement préoccupéEs des effets sur leur santé, mais également des impacts négatifs de la production des OGM sur l’autonomie des agriculteurs et sur notre environnement. Il est donc primordial que les consommateurs et consommatrices du Canada aient accès à cette information pour faire un choix éclairé, notamment quant à l’achat de leurs viandes et produits animaux, auxquels la majorité des cultures OGM sont destinées. Pour rendre l’étiquetage des OGM complètement transparent, l’étiquetage de l’alimentation animale doit également être rendu obligatoire.

 

1] http://rcab.ca/Enquete-OGM/Sondage-des-consommateurs-2015

Votre parti mettrait-il en place l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés incluant les animaux nourris aux OGM ?

Le Parti vert amorcerait immédiatement l’étiquetage des aliments OGM, notamment l’étiquetage des animaux qui ont été nourris d’aliments OGM. Les citoyens ont le droit de savoir quels aliments ils mangent, comment ils ont été produits et quelle incidence ils ont sur l’environnement. Les citoyens ont le droit de choisir s’ils veulent acheter des aliments OGM ou contribuer à l’agriculture OGM.

Le Bloc Québécois se bat depuis plusieurs années afin d’obliger le gouvernement fédéral à faire preuve de transparence dans le dossier des organismes génétiquement modifiés, en commençant par rendre obligatoire l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés ou contenant des ingrédients génétiquement modifiés afin que la population soit informée et puisse choisir les aliments qu’elle consomme. De fait, nous tenons à ce que le principe de précaution soit endossé par le gouvernement canadien en ce qui a trait aux OGM.

Le Bloc Québécois redoublera d’ardeur afin que le gouvernement fédéral ratifie le Protocole de Cartagena sur la biosécurité et qu’il adopte une norme obligatoire d’étiquetage des OGM. C’est d’ailleurs dans cette optique que le Bloc Québécois avait déposé le projet de loi C-517 en février 2008, mais son initiative a été rejetée.

Le NPD est sensible au fait que la grande majorité des Canadiens- plus de 90%- ont exprimé leur souhait d’être informés de la présence d’OGM dans leur alimentation. Le NPD soutient donc l’étiquetage obligatoire des aliments, une pratique qui est déjà en vigueur dans 64 pays à travers le monde, incluant l’Union européenne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le nombre croissant de demandes du public formulées par des consommateurs qui exige un étiquetage obligatoire des aliments OGM a des répercussions sur les moyens d’existence des partenaires commerciaux et des agriculteurs canadiens.

Un gouvernement libéral s’assurera que Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments disposent des moyens nécessaires pour garantir à la population canadienne la salubrité des aliments. Toutes les décisions que nous prendrons, en particulier celles qui concernent la sécurité des Canadiennes et des Canadiens, s’appuieront sur des données scientifiques et factuelles.

Nous sommes pour un examen factuel minutieux et rigoureux de notre chaîne d’approvisionnement alimentaire et nous sommes totalement d’accord sur le fait que le gouvernement doit toujours protéger les consommateurs et les agriculteurs au moment de prendre de telles décisions.

Un gouvernement libéral veillera à ce que le gouvernement fédéral rétablisse sa capacité à prendre des décisions fondées sur des données probantes. Nous analyserons toute la preuve relative à l’étiquetage obligatoire et mettrons en œuvre les politiques dont elle fait appel.

Question 2 : Impacts des OGM sur la santé

Santé Canada autorise la commercialisation des organismes génétiquement modifiés en se basant sur les études fournies par les compagnies de biotechnologies, ainsi que sur le concept d’équivalence en substance. Vigilance OGM s’inquiète de cette pratique et, en l’absence d’études indépendantes sur l’innocuité des OGM sur la santé humaine et animale, souhaiterait l’application du principe de précaution, tel que demandé également par la Société royale du Canada (SRC), dans son rapport sur l’avenir de la biotechnologie alimentaire. Intitulé Éléments de précaution : recommandations pour la réglementation de la biotechnologie alimentaire au Canada. Produit à la demande du gouvernement fédéral, La ce rapport d’experts formule 58 recommandations. Il constitue la synthèse la plus complète sur es organismes génétiquement modifiés (OGM). Quinze ans plus tard, on doit constater que si le rapport de la SRC est toujours hautement pertinent, ses recommandations ont largement été ignorées par Ottawa.

Votre parti mettrait-il en place la recommandation 8.1 du rapport d’experts? De quelle manière la mettrait-il en œuvre et selon quels délais?

Voici la recommandation 8.1 : « Le Comité d’experts recommande l’application du principe de précaution en matière de réglementation qui propose qu’aucune nouvelle technologie ne doit être présumée sécuritaire en l’absence de fondements scientifiques fiables permettant de conclure à son innocuité. Le Comité d’experts rejette le recours au concept d’équivalence substantielle comme seuil de décision pour exempter les nouveaux produits GM d’évaluations d’innocuité rigoureuses sur la seule base de similarités superficielles; une telle procédure réglementaire ne constitue pas une approche prudente qui requiert l’établissement d’une preuve d’innocuité »

Le Parti vert soutient le principe de précaution. Ces aliments qui sont acceptés sur la présomption d’innocuité doivent être réexaminés et leur innocuité prouvée. Il existe un doute suffisant au sujet de l’innocuité des techniques de culture des OGM et de la multiplication des herbicides pour rendre une réévaluation nécessaire.

 Le Bloc Québécois est favorable à l’application du principe de précaution dans le dossier des OGM. Comme en 2008, le Bloc Québécois déposera un projet de loi pour mieux encadrer les OGM, leur étiquetage et leur appliquer le principe de précaution.

Le NDP reconnaît l’importance de la recherche scientifique prendre des décisions basées sur les faits. Malheureusement, sous les conservateurs, le financement public à la recherche agricole et en santé a considérablement chuté. Des centres de recherche ont dû fermer leurs portes et des postes de chercheurs ont tout simplement été abolis. Le NPD réinvestira en recherche et s’assurera que Santé Canada agit constamment conformément à l’intérêt public.

La recherche scientifique nous permet également de déterminer si les récentes avancées scientifiques sont sécuritaires pour la santé publique. Les organismes génétiquement modifiés qui sont disponibles au Canada pour des fins agricoles sont passés par des processus rigoureux. Pour l’instant, rien ne nous permet de conclure qu’ils représentent un danger pour la santé publique ou qu’ils seraient à l’origine de problèmes de santé.

Toutefois, nous croyons que les Canadiens ont le droit de procéder à un choix libre et éclairé. Dans cette optique, le NPD est favorable à l’étiquetage obligatoire. Nous croyons également qu’il faille constamment veiller à ce que les plus hauts standards de protection du public soient appliqués.

Le gouvernement doit appuyer ses politiques sur des faits, et non pas inventer des faits en fonction des politiques qu’il priorise. Le bon sens, la saine politique et les faits doivent l’emporter sur l’idéologie.

Nous fonderons nos décisions sur les meilleures données disponibles et n’investirons que dans les programmes qui représentent une valeur sûre. Les décisions de tout gouvernement responsable reposent sur des données fiables. Nous diffuserons les renseignements importants qui éclairent nos décisions. En outre, nous consacrerons un pourcentage fixe du financement des programmes à l’application expérimentale de nouvelles solutions aux problèmes existants. Nous évaluerons les résultats, et nous encouragerons l’innovation pour améliorer continuellement notre offre de services à la population canadienne. Enfin, des données de qualité nous permettront de prendre des décisions judicieuses. Nous cesserons de financer des projets qui ne sont plus efficaces, et nous investirons dans ceux qui en valent la peine.

Question 3 : Agriculture biologique

Dans un rapport datant de 2007, intitulé : Agriculture biologique et sécurité alimentaire[2], l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) affirme que « l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement’’ et demande à tous les gouvernements d’allouer des ressources à l’agriculture biologique et de l’intégrer à leurs objectifs et actions de leurs stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté, en mettant l’accent sur les besoins des groupes vulnérables ».

[2] ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/meeting/012/J9918F.pdf

 

Votre parti mettrait-il en place une telle stratégie de soutien à l’agriculture biologique au Canada et selon quels délais?

Le Parti vert investirait immédiatement dans les sciences en vue de perfectionner les techniques de production biologiques. En même temps, nous investirions dans la vulgarisation et la formation qui permettraient aux agriculteurs d’acquérir plus facilement les connaissances biologiques actuelles et nouvelles. Les techniques de production biologiques s’apprennent et englobent des essais et des erreurs, ainsi la transition vers le biologique se fera de façon graduelle, par nécessité. Nous parrainerons des groupes d’agriculture biologique et les appuierons durant la transition.

En agriculture, le Bloc Québécois favorise une approche plus respectueuse des gens et de l’environnement. Le problème, c’est qu’au lieu de s’inspirer concrètement des standards élevés du Québec, le gouvernement canadien adopte des règlements et impose des normes qui compromettent les efforts des artisans québécois. Le Bloc Québécois a déjà une stratégie agricole qui mise notamment sur la mise en valeur des produits biologiques :

o Mette de côté l’idée de laisser l’industrie gérer complètement l’inspection des aliments et mettre ainsi la santé des citoyens entre leurs mains;

o En clarifiant les règles d’étiquetage de façon à éliminer toute ambiguïté quant à l’origine des produits et à leurs composantes;

o En exigeant que les produits alimentaires d’importation soient soumis aux mêmes normes que les produits d’ici.

o En favorisant la mise en marché des produits biologiques, notamment en mettant de l’avant le travail des marchés locaux.

o En exigeant que le gouvernement fédéral adopte une politique obligatoire d’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM) avec des normes qui s’appliquent tant pour les produits d’ici et aux produits importés.

Le NPD est le seul parti qui a adopté une stratégie alimentaire. Dans celle-ci, le NPD s’engage à soutenir l’agriculture biologique. Nous allons aider les producteurs d’aliments biologiques à accroître la production et les débouchés, et favoriser les liens commerciaux entre les producteurs d’aliments biologiques et les détaillants et restaurants spécialisés. La stratégie stipule également que le NPD va fournir les ressources adéquates pour la certification biologique et le développement du marché.

Certains consommateurs et partenaires commerciaux du Canada ont fait part de leurs préoccupations concernant la contamination croisée d’OGM avec des produits non modifiés génétiquement et biologiques, ce qui représente une menace pour la survie de ces produits.

Les effets de la contamination croisée sur la survie des récoltes non modifiées génétiquement et biologiques doivent être examinés de façon à subvenir efficacement aux besoins des agriculteurs, des partenaires commerciaux et des consommateurs. L’innovation biotechnologique a toujours été et demeurera essentielle pour assurer la capacité concurrentielle et la productivité des agriculteurs.

La prévalence grandissante des OGM ne devrait pas se faire au détriment de la viabilité des souches des récoltes non modifiées génétiquement et biologiques.

Le renforcement de nos débouchés extérieurs est absolument crucial pour assurer la santé du secteur agricole canadien, raison pour laquelle nous devons créer un équilibre entre les innovations et les meilleurs intérêts de nos agriculteurs et consommateurs.

Nous imposerions un moratoire sur l’autorisation de la variété de luzerne Roundup Ready jusqu’à ce qu’une étude exhaustive soit achevée sur les répercussions qu’elle entraîne sur les souches non modifiées génétiquement et biologiques.

Question 4 : « Super mauvaises », herbes et pesticides

L’utilisation massive de pesticides, qui est intrinsèquement liée à l’agriculture OGM, pose de plus en plus de problèmes au travail et à rentabilité de nos agriculteurs et agricultrices au Canada. En mai 2015, un rapport intitulé Les OGM sont-ils bénéfiques pour l’environnement ? 3] a analysé les impacts des OGM sur l’environnement, 20 ans après l’acceptation des premiers OGM par le Canada. Ce rapport montre que les ventes d’herbicides au Canada ont plus que doublé, avec une augmentation de 130 % depuis 1995. L’utilisation d’herbicides à base de glyphosate au Canada a quant à elle triplé entre 2005 et 2011.

 

De plus, on a récemment constaté l’apparition de « super mauvaises » [4]qui se sont adaptées et résistent aux  produits à base de glyphosate. Malheureusement, les agricultrices et agriculteurs se sentent impuissantEs devant cette situation et n’ont comme « solution » que l’augmentation des quantités et la diversification des herbicides utilisés.

[3]http://enqueteogm.ca/environnement/

[4]http://www.radio-canada.ca/regions/estrie/2012/07/25/004-mauvaises-herbes-resistantes-herbicides.shtml

 

Que compte faire votre parti afin de remédier à cette problématique?

La résistance des mauvaises herbes aux herbicides apparaît rapidement et la surutilisation des pesticides n’est pas la solution. Le Parti vert recherche des techniques biologiques de suppression des mauvaises herbes pour rendre les herbicides et la résistance des mauvaises herbes caduques. On peut venir à bout des mauvaises herbes au moyen d’un système intégré de rotation des cultures, de cultures de couvertures, de cultures d’engrais verts, de la synchronisation des opérations agricoles et de la plantation de cultivars résistants.

Le Bloc Québécois souhaite réduire contrôler l’utilisation d’insecticides et de pesticides compte tenu de leurs impacts sur la santé et l’environnement. Par exemple, el Bloc Québécois suivra de près les travaux menés par Santé Canada pour réévaluer l’utilisation des pesticides à base de néonicotinoïdes, et veillera à déterminer si leur interdiction complète et leur remplacement est souhaitable, ou si un encadrement adéquat pour en réserver l’usage aux situations exceptionnelles est adéquat.

Le NPD partage les préoccupations liées à l’usage des pesticides comme les néonicotinoïdes. Lors de la dernière législature, le NPD a présenté la motion suivante :

“Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait : a) tenir compte des conclusions du Groupe de travail international sur les pesticides systémiques; b) respecter le principe de la prudence tel que décrit dans la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement; c) prendre des mesures immédiates pour réduire l’utilisation répandue des pesticides de la catégorie des néonicotinoïdes de façon à s’attaquer aux effets cumulatifs que ceux-ci peuvent avoir sur les écosystèmes, les animaux non ciblés et les populations d’insectes.”

Le gouvernement doit appuyer ses politiques sur des faits, et non pas inventer des faits en fonction des politiques qu’il priorise. Le bon sens, la saine politique et les faits doivent l’emporter sur l’idéologie.

Nous fonderons nos décisions sur les meilleures données disponibles et n’investirons que dans les programmes qui représentent une valeur sûre. Les décisions de tout gouvernement responsable reposent sur des données fiables. Nous diffuserons les renseignements importants qui éclairent nos décisions. En outre, nous consacrerons un pourcentage fixe du financement des programmes à l’application expérimentale de nouvelles solutions aux problèmes existants. Nous évaluerons les résultats, et nous encouragerons l’innovation pour améliorer continuellement notre offre de services à la population canadienne. Enfin, des données de qualité nous permettront de prendre des décisions judicieuses. Nous cesserons de financer des projets qui ne sont plus efficaces, et nous investirons dans ceux qui en valent la peine.

Question 5 : Droit de cultiver sans OGM

Les problèmes de contamination des cultures biologiques par les OGM utilisés en cultures conventionnelles sont un problème important, pouvant entraîner des pertes de certification biologique, par exemple. La pollinisation pouvant se faire par des insectes pollinisateurs comme l’abeille, cette contamination peut intervenir sur de grande distance et est incontrôlable.

Que compte faire votre parti pour permettre aux agriculteurs de cultiver sans OGM ?

Le Parti Vert du Canada est fermement contre l’approbation de toutes les nouvelles cultures d’OGM et surtout contre les cultures à pollinisation libre qui ont la possibilité de pollinisation croisée avec des variétés non-OGM.  La coexistence et la ségrégation entre les variétés OGM à pollinisation libre et non-OGM sont impossibles en raison de la contamination par les pollinisateurs et le vent.

La luzerne Roundup Ready ne devrait jamais être approuvée au Canada parce qu’il n’y a aucun doute que cela contaminera les fermes biologiques. En outre, les États-Unis ont perdu la capacité de produire sans OGM une fois que la luzerne génétiquement modifiée (GM) a été libérée. Les producteurs de semences fourragères canadiennes ont pu se développer dans ce marché. La production de la luzerne génétiquement modifiée au Canada détruirait cette opportunité d’exportation.

En outre, l’augmentation de résistance des mauvaises herbes au glyphosate (round-up) a fait de la luzerne GM obsolète et a supprimé toute possibilité d’un avantage économique. Il n’y a aucune raison de permettre la luzerne GM au Canada et de nombreuses raisons de le garder hors du marché.

Le Parti vert annulerait  les 300 millions $ en subventions qui vont maintenant au développement des OGM et les redirigerait dans la recherche publique pour des variétés non-OGM.

Le Bloc Québécois est conscient de l’enjeu de la contamination des champs par les cultures OGM. Nous sommes disposés à mandater un comité parlementaire pour écouter les groupes comme le vôtre et étudier les pistes de solution.

Le NPD partage vos préoccupations quant à la contamination de cultures biologiques par des semences génétiquement modifiées.

Nous nous sommes d’ailleurs battus pour protéger les producteurs contre les poursuites abusives en exigeant que la violation intentionnelle soit prouvée dans les cas de contrefaçon de brevet.

Nous aiderons le secteur agricole canadien à être plus fort, plus innovant et plus sécuritaire.

Les agriculteurs du Canada sont le pilier du secteur de l’alimentation. Le travail qu’ils accomplissent pour nourrir les Canadiens et le monde entier est crucial, mais ils ont besoin de l’appui du gouvernement pour les aider à relever leurs défis, qui vont du transport à la gestion de l’eau, en passant par la recherche et la sécurité des aliments. 

Pour appuyer l’innovation dans le secteur agricole, nous injecterons dans la recherche agricole 100 millions de dollars de plus, réparti sur quatre années. Pour mieux allouer ce financement à la recherche, nous mettrons au point un processus transparent qui fera participer les producteurs d’aliments.

Nous investirons 80 millions de dollars de plus, répartis sur quatre années, dans l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour veiller à ce que davantage d’inspections de la salubrité des aliments soient effectuées sur les aliments produits au Canada et importés.

Enfin, nous collaborerons avec les provinces, les territoires et d’autres partenaires intéressés pour mieux régler les problèmes liés à la conservation de l’eau et des sols et au développement de ces ressources, notamment par des investissements dans des infrastructures adéquates.

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