Nous (Vigilance OGM mais aussi les autres groupes en environnement et santé issue de la société civile), ça fait des mois qu’on lui demande de la rencontrer : elle refuse.
Elle s’est félicitée d’être la première ministre de la Santé à se rendre à l’événement de CropLife.
Ça nous scandalise qu'une ministre de la Santé vienne faillir à sa tâche de défendre l'intérêt commun, la santé publique (on le rappelle) au profit des demandes de l'industrie.
Pierre Petelle, le lobby des lobbys de l’agrochimie le dit en ses mots : c’était trop gros de changer entièrement la Loi sur les produits antiparasitaires, alors on a voulu y aller de façon chirurgical en passant par... une mise à jour économique.
EXACTEMENT CE QUI SE PASSE.
En plus, le gouvernement est en train de passer tout cela sous format « bâillon ».
À partir de là, on fait quoi ?
Depuis lundi dernier, on a fait subir une petite tempête médiatique au gouvernement de monsieur Carney. Ça s’embrase aussi sur les réseaux sociaux. La ministre de la Santé, elle, a reçu plus de 300 courriels lui faisant part d’une indignation partagée devant sa politique propesticide.
Une pétition à la Chambre se prépare.
MAIS AVANT ÇA. On veut te rappeler un petit truc : en ce moment, le gouvernement est majoritaire.
Il va pouvoir faire ce qu'il veut.
Par contre, ils sont plusieurs députés libéraux à avoir déjà précisé qu'ils n'aimaient pas comment M. Carney était en train de détricoter toutes les règles encadrant les dossiers environnementaux.
Ce que fait monsieur Carney, c'est se donner tous les droits.
Favoriser l'économie. Favoriser les intérêts privés Aux dépens de l'intérêt commun, de la santé, de toi, de moi.
Alors, interpellons ces députés libéraux qui ont à se positionner pour qu'ils sachent que nous les regardons.
Rappelons-leur que c'est la population qui les a élus, et non l'industrie.
Et que si l'industrie a le capitalisme, nous espérons que les députés auront la décence d'offrir la démocratie à leurs concitoyens et concitoyennes.
Voici la liste des députés sur lesquels nous pensons que nous devrions « mettre notre énergie ».
(on t’a préparé de quoi comme à notre habitude).
Le comité de finance se rencontre en ce moment même. On a entendu parler d’un vote mercredi matin. Ça va très vite. On compte sur toi. |