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Le gouvernement du Canada reçoit des redevances de la vente de saumon OGM

Le 21 mars 2018: (Traduction libre : version EN)

 

Le gouvernement du Canada reçoit des redevances de la vente de saumon génétiquement modifié

Les groupes sont préoccupés sur son rôle d’investisseur-régulateur

 

Le gouvernement fédéral reçoit des redevances de 10% sur les ventes du premier animal génétiquement modifié (GM) au monde, le saumon GM.

«Nous sommes préoccupés par le fait que le gouvernement est responsable de la réglementation de ce saumon génétiquement modifié et a également un intérêt dans son succès», a déclaré Lucy Sharratt du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB).

Les redevances font partie d’une entente de 2,8 millions de dollars conclue en 2009 entre la compagnie AquaBounty et Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA). Les redevances seront versées au gouvernement du Canada jusqu’à ce que le montant de la subvention soit remboursé. Si le saumon GM n’est pas un succès commercial, la compagnie n’est pas tenue de rembourser les fonds du gouvernement.

10% des profits à chaque vente de saumon GM

«Le saumon génétiquement modifié a été développé avec des fonds publics, mais sans consultation publique, et il n’est pas étiqueté», a déclaré Sharratt. «Si les Canadiens achètent sans le savoir le saumon génétiquement modifié, le gouvernement obtient 10% des profits.»

En 2016, Santé Canada a approuvé le saumon GM pour la consommation humaine. En 2013, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique a approuvé la production de saumon génétiquement modifié à Bay Fortune, sur l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É), où des œufs de saumon GM sont actuellement fabriqués et expédiés au Panama pour y être cultivés.

La société AquaBounty doit obtenir l’approbation d’Environnement et Changement climatique Canada pour la production du saumon GM à des fins commerciales dans son installation de Rollo Bay à l’Île-du-Prince-Édouard, actuellement en construction.

Le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies, le Conseil des Canadiens, Ecology Action Center et Living Oceans Society demandent au gouvernement d’arrêter toute évaluation du saumon GM jusqu’à ce qu’il prenne des mesures pour accroître la transparence du processus réglementaire et sur le marché, notamment en mettant en place un étiquetage obligatoire des OGM.

Le gouvernement donne de l’argent mais pas l’étiquetage

«Nous sommes préoccupés par les prochaines étapes de l’évaluation environnementale parce que le remboursement futur des fonds fédéraux repose en partie sur l’approbation par le gouvernement de la prochaine usine de ce saumon GM», a déclaré Mark Butler de Ecology Action Center en Nouvelle-Écosse, en référence au site de production sur l’Î.-P.-É. «Dans ce cas, l’augmentation des ventes signifie une production accrue et donc un risque accru pour le saumon atlantique sauvage.»

Au Canada, il n’y a pas de consultations publiques avant l’approbation d’un nouvel aliment, culture ou animal génétiquement modifié, et aucun étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés. «À tout le moins, les consommateurs devraient savoir quand ils achètent du saumon s’il est GM ou pas », a déclaré Karen Wristen de Living Oceans Society.

AquaBounty est une filiale à participation majoritaire de la société de biotechnologie américaine Intrexon.

 

À lire aussi l’article dans VICE ( en anglais) qui montre que les Canadiens et Canadiennes ont déjà investis + de 8,2 millions de $ via leur taxes pour développer le saumon GM.

 

À lire aussi un document complémentaire qui résume l’information autour de ce prêt (en anglais)

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8 Comments

  1. Marie-Josée Larocque-Rutizer

    Arrêtez de nous empoisonner avec vos aliments OGM !!!!!! Pittoyable le gouvernement que nous avons. En mangeriez-vous des OGM? En donnez-vous à vos enfants ?

  2. Yvon Pesant

    OGM
    Oh! Grand Manitou!

    On joue sans gène avec les gènes.

    C’est vrai dans l’eau, dans les champs et dans les bâtiments de ferme sans qu’on se pose trop de questions et, surtout, sans qu’on donne ne serait-ce qu’un minimum d’information aux consommateurs.

    On devrait s’attendre à plus d’un gouvernement canadien et d’un Premier ministre qui, nous semble t-il, préfère se prendre en photo habillé n’importe comment

  3. catherine papineau

    comme le produit n’est pas étiquetté, il est difficile de savoir si on en achète. Est-il possible de demander au poissonnier s’il vient d’aquabounty ? Sinon, est-il plus sage d’acheter du saumon du Chili ?

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