Notre guide spécial élection provinciale

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Cette année, on te propose des outils clé en main pour pousser la question des pesticides sur la place publique. Voici deux actions pour interpeller tes candidat.e.s : 
 

Action 1. J'envoie un courriel à mes candidat.e.s

Bonjour,

J’espère que votre campagne se passe pour le mieux.

En tant que potentiel.le futur.e député.e, j’aimerais attirer votre attention sur un sujet qui me préoccupe particulièrement :notre dépendance aux pesticides et ce qui la sous-tend.

Cet été, avec l’adoption de la loi C-30, le gouvernement Carney va pouvoir ré-autoriser des pesticides interdits, allant à l’encontre de la science, malgré les critiques vives de tout part et les impacts  sur la santé et la biodiversité.

Ce mois-ci, on apprenait que la moitié de ceux et celles qui nous nourrissent sont empoisonnées chaque année par les pesticides dans le monde. Au Québec, en 2025, un sondage mené par Victimes des pesticides du Québec (VPQ) avec la collaboration de l’UPA démontrait qu’un agriculteur sur cinq se dit avoir été intoxiqué par les pesticides.

Il est préoccupant de voir que depuis 1992, aucune des trois stratégies ou politiques gouvernementales visant à réduire la vente des pesticides y est arrivée. Au contraire, depuis trente ans, les ventes de pesticides pour le milieu agricole ont augmenté et atteint des records ces dernières années.

Pourtant, les solutions existent et sont connues. En 2019, à la suite de l’affaire Louis Robert, le gouvernement du Québec a mis en place une commission pour « Examiner les impacts des pesticides sur la santé publique et l’environnement, ainsi que les pratiques de remplacement innovantes ». M.  Robert, lanceur d’alerte, a dénoncé  l’influence des lobbys de l’agrochimie sur notre modèle agricole – de plus en plus dépendant des pesticides. Durant cette commission, les expertes et experts, les agronomes, les scientifiques et diverses associations, ont fait de nombreuses recommandations au gouvernement du Québec pour diminuer l’utilisation des pesticides. Jusqu’à maintenant, ces recommandations ont malheureusement été mises de côté.

J’aimerais savoir ce que vous et votre parti vous engagez à faire une fois élu, pour protéger la santé des agriculteurs.trices, celle des citoyen.ne.s du Québec et la biodiversité en lien avec notre dépendance aux pesticides.

Pour moi, il est grand temps que nos élu.e.s se tiennent debout face aux lobbys de l’agrochimie, pour le bien de toutes et tous.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous souhaite une bonne fin de campagne.

 

 

 

Action 2. Je pose une question lors des débats électoraux de ma région

Tu peux y assister en présence ou en ligne. Ils sont organisés par les médias ou organismes de la région, et placent des sujets comme la santé, ou encore l'alimentation et l'agriculture, au cœur des discussions. C’est le cas, par exemple, de la campagne Ensemble pour nourrir nos territoires de l'Alliance québécoise pour des systèmes alimentaires territoriaux (SAT), qui dresse une liste des évènements par région. 
Ou encore, regarde les évènements sur le site de Vire au vert, fais une recherche sur internet, par Facebook, ou encore écris-nous si tu as besoin d'aide : mobilisation@vigilanceogm.org.

Voici notre sélection de questions (parfois pinçantes!), spécialement concoctée pour nos candidat.e.s. :) Libre à toi d'en préparer de ton propre chef, ou de les mettre à ton goût! N'oublie pas de rester concis, pour avoir une chance de la partager au complet.

 

EAU

 

En 2025, des tests de pesticides réalisés dans l’eau potable de 10 municipalités situées en Montérégie montraient des concentrations de pesticides dépassant de 4 à 25 fois la recommandation de l’Union européenne. Je vous rassure, on reste bien en dessous des normes du Québec, puisque ces dernières sont 2100 fois supérieures à celles européennes, dans le cas du glyphosate, par exemple.

Pensez-vous que les Québécois et Québécoises sont 2100 fois plus résistant.e.s aux pesticides que les Européen.ne.s ? Sinon, que comptez-vous faire pour mieux nous protéger ?


 

SANTÉ

 

La semaine dernière, on apprenait que la moitié des agriculteurs dans le monde sont empoisonnées chaque année par les pesticides. Au Québec, en 2025, un sondage mené par Victimes des pesticides du Québec (VPQ) avec la collaboration de l’UPA a démontré qu’un agriculteur sur cinq se dit avoir été intoxiqué par les pesticides.

Que comptez-vous faire pour protéger celles et ceux qui nous nourrissent ?

 

LOBBYS

 

Cet été, avec l’adoption de la Loi C-30, on a appris que le gouvernement Carney va pouvoir ré-autoriser des pesticides interdits. C’est une réponse à une demande des lobbys de l’agrochimie, et cette décision va à l’encontre de la science.

Est-ce que vous avez l’intention de vous tenir debout face à ces lobbys, et comment comptez-vous le faire ?

 

ALTERNATIVES

 

Le Réseau des Fermiers et Fermières de famille vient de fêter ces 30 ans. Il comprend plus d’une centaine de fermes, qui nourrissent des milliers de familles au Québec, avec des légumes issus de l’agriculture biologique et donc : sans pesticides. Ce réseau, comme d’autres agriculteurs.rices, ont choisi de sortir notre agriculture de sa dépendance aux pesticides et, pourtant, ils sont à peine soutenus par le gouvernement du Québec.

Que comptez-vous faire pour que ces modèles sortent de la marge et deviennent la norme, pour que l’on puisse se nourrir durablement ?

 

AGRONOMES LIÉS

 

Au Québec, on a fait le choix que le médecin qui nous prescrit des médicaments ne nous les vend pas, afin de mettre fin aux conflits d’intérêts. Pourtant, en agriculture, la majorité des agronomes qui prescrivent des engrais et pesticides aux agriculteurs, sont à l’emploi de vendeurs de pesticides.

Quand comptez-vous mettre fin à ce conflit d’intérêts flagrant, qui rend notre agriculture trop dépendante des pesticides ?

 

Merci pour ta mobilisation, c'est précieux!