Sortir du glyphosate

Les pesticides à base de glyphosate, dont le Roundup, sont les plus vendus au monde et au Québec. Ils sont devenus le symbole de notre dépendance aux pesticides, suite - principalement - à l’arrivée des premières plantes génétiquement modifiées (GM) qui les toléraient. Plus loin que le glyphosate, c’est notre dépendance aux pesticides toute entière que nous condamnons.
L’urgence d’agir est là, autant pour nos agriculteurs que pour la biodiversité. 

Depuis 1992, le gouvernement québécois vise une réduction de l’usage des pesticides et de leurs impacts sans pour autant mettre en place les actions nécessaires pour y arriver. Trente ans plus tard, face aux échecs successifs et après l’évidence des solutions simples, efficaces et peu coûteuses qui ont fait consensus lors de la commission parlementaire sur les pesticides de 2019, il est temps de passer à l’action. 
Face au manque de courage politique et à l'influence des lobbys, Vigilance OGM lance la campagne #sortirduglyphosate pour mettre de la pression sur les différents paliers gouvernementaux en capacité d’agir. 

Pour les convaincre, nous avons besoin de votre mobilisation : signez la pétition et participez aux futurs appels à l’action que proposera la campagne.

 

      en savoir plus

 

PLAN POUR SORTIR DE

NOTRE DÉPENDANCE AUX PESTICIDES
 

- 1 - Que le MTESS (1) reconnaisse rapidement les maladies professionnelles associées à l'utilisation des pesticides;

- 2 - Que la justification agronomique soit émise uniquement par un agronome non lié à l’industrie agrochimique;

- 3 - Que le gouvernement provincial interdise la vente de pesticides aux particuliers;

- 4 - Que le gouvernement reconnaisse les services écosystémiques dans tous les programmes financiers liés à l'agriculture;

- 5 - Que le gouvernement provincial investisse plus dans la recherche indépendante et surtout dans le transfert de connaissances au sujet de la réduction des pesticides;

- 6 - Que soit publié annuellement le portrait complet des pesticides par agent actif et formules commerciales, en fonction du type de cultures et des zones géographiques (incluant les cultures GM sécrétant leurs propres pesticides comme le maïs Bt);

- 7 - Que les pesticides ayant le plus d’impacts sur la santé et l’environnement soient ajoutés à la liste des pesticides nécessitant une prescription agronomique

- 8 - Que le gouvernement développe et mette en place un système d'étiquetage obligatoire des OGM;

- 9 - Que l'utilisation préventive d'insecticides soit interdite, entre autres les enrobages des semences aux néonicotinoïdes;

- 10 - Que le gouvernement soutienne nos agriculteur.rice.s avec équité face à la concurrence mondiale; 

- 11 - Que toutes les études utilisées lors de l’évaluation et l’homologation des pesticides soient rendues publiques;

- 12 - Que l’évaluation des pesticides par l’ARLA (2) exige les mêmes types d’études pour la formulation commerciale du pesticide que pour sa matière active;

- 13 - Que l’évaluation des pesticides par l’ARLA (2) porte essentiellement sur des études scientifiques indépendantes;

- 14 - Que les municipalités interdisent l'utilisation de pesticides pour usage esthétique et se dotent d'une politique pour cesser l'utilisation de tous pesticides dans les espaces verts;

- 15 - Que les seuils de détection des pesticides dans l’eau potable soient les plus bas permis par les équipements de mesure, afin de quantifier les pesticides présents même à très faibles concentrations;

(1) Ministère du travail, de l'Emploi et de la Solidarité Sociale
(2) Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
Agissez

Sortir du glyphosate

Passons à l'action pour enfin sortir de notre dépendance aux pesticides !