Dépôt pétition LCPE

PROTÉGEONS NOS ÉCOSYSTÈMES

Dépôt pétition LCPE

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Protégeons nos écosystèmes

Repentigny, le 4 février 2020 – Dans le cadre de la réforme de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) et de concert avec Vigilance OGM, Monique Pauzé, porte-parole en environnement du Bloc Québécois, déposait ce matin une pétition réclamant des modifications à la partie 6 de la Loi qui a pour but de régir les substances biotechnologiques animées dont les animaux génétiquement modifiés (GM).

« Il est important de modifier la LCPE, explique Monique Pauzé qui vient de déposer 4 390 signatures aux Communes. Dans son état actuel, la Loi ne protège ni les consommateurs ni la nature des dangers et des conséquences non désirées du génie génétique. Elle ne permet pas non plus de contrôler adéquatement les avancées rapides de la technologie qui permettent la modification génétique des organismes vivants. »

Il faut savoir que le Canada a été le premier pays au monde à autoriser la production commerciale d’un animal GM, le saumon AquAdvantage, un saumon de l’Atlantique GM qui contient du matériel génétique de deux autres espèces de poisson.

« Alors que la première production de saumon GM commercialisé en Nouvelle-Écosse doit arriver sur le marché canadien sous peu, le gouvernement refuse toujours d’être transparent, s’indigne Thibault Rehn, coordonnateur de Vigilance OGM. Actuellement le gouvernement manque de transparence, tant dans l’évaluation scientifique des OGM qu’envers les citoyens puisqu’il refuse de rendre leur étiquetage obligatoire. Les Canadiens et les Québécois ont droit de savoir ce qu’il y a dans leurs assiettes. J’espère que notre pétition pourra faire avancer ce dossier. »

« Il y a eu de nombreux sondages sur la question et les résultats sont clairs, ajoute la députée Pauzé. 85% des Québécois (1) sont d’avis que le gouvernement a la responsabilité de rendre obligatoire l’étiquetage obligatoire des OGM et que cet étiquetage ne devrait pas être laissé à la discrétion des entreprises comme c’est le cas actuellement. Au-delà de l’étiquetage, 78 % des répondants canadiens (2) ont fait savoir qu’ils ne sont pas prêts à manger du saumon génétiquement modifié. Pour nous, il n’y a aucun doute que le gouvernement doit être à l’écoute de la population, protéger les consommateurs et non les industries. »

Outre l’étiquetage obligatoire des aliments et produits de consommation qui contiennent des organismes GM, la pétition souhaite harmoniser la LCPE avec la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, d’inverser le fardeau de la preuve et d’interdire le développement, la fabrication, l’importation ou l’usage d’un organisme vivant tant qu’il n’a pas été démontré qu’on peut l’utiliser de façon sécuritaire ainsi que l’établissement d’un processus transparent participation productive du public et divulgation complète des études scientifiques sur lesquelles se basent les évaluations.

 

 

Soulignons également de nombreux groupes environnementaux, incluant Nature Canada, réclament une réforme en profondeur de la LCPE et appuient cette pétition.

 

(1) Étude sur l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés, Léger marketing, septembre 2020 

(2) Étude sur le saumon génétiquement modifié, Léger marketing, septembre 2020.