dirty-dozen-2026

PALMARÈS

Les fruits et légumes avec le plus (et le moins) de résidus de pesticides

Publié le
une personne choisi de prendre un brocoli

On retrouve des résidus de pesticides chez 95% de la population, qui se contamine probablement à chaque repas. 
C’est une réalité qui peut choquer. 
Une étude annuelle permet de connaître les végétaux qui contiennent le plus (et le moins)de résidus de pesticides, histoire de nous aider dans notre consommation. 


Pour la population générale, l’ingestion est la source d’exposition principale aux pesticides. De nombreux pesticides ont des effets négatifs, particulièrement chez les populations vulnérables et notamment chez les enfants. 

Des recherches pointent des effets de perturbations endocriniennes pouvant affecter entre autres la fertilité. Plusieurs études ont aussi montré un lien entre l’exposition aux pesticides et certains cancers.

Sachant ça et considérant le coût de la vie : comment faire un choix éclairé qui respecte notre budget, lorsqu’on est devant les étalages des épiceries ?

Pour mieux y voir clair, un groupe de recherche américain, l’Environmental Working Group (EWG), publie chaque année un palmarès des fruits et légumes qui contiennent le plus — et le moins — de résidus de pesticides.

47 produits ont été analysés. Pour consulter le rapport à l’origine de ce blogue, c’est par ici.

 

Les 12 fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides

01 - Épinard

02 - Kale et feuilles de moutarde

03 - Fraises

04 - Raisins

05 - Nectarines

06 - Pêches

07 - Cerises

08 - Pommes 

09 - Mûres

10 - Poires

11 - Pommes de terre 

12 - Myrtilles

Les 15 fruits et légumes avec les plus faibles teneurs en résidus de pesticides

01 - Ananas

02 - Maïs sucré

03 - Avocats

04 - Papaye

05 - Oignon

06 - Petits pois (surgelés)

07 - Asperge

08 - Chou

09 - Chou-fleur

10 - Pastèque

11 - Mangues

12 - Bananes

13 - Carottes

14 - Champignons

15 - Kiwi

Encore aujourd’hui, le gouvernement canadien réajuste les limites maximales de résidus de pesticides autorisés sur nos aliments : ces modifications sont la plupart du temps des augmentations demandées par l’industrie elle-même pour des fins commerciales. À Vigilance OGM, c’est d'ailleurs l'un de nos gros dossiers. 

je passe à l'action

 

 

En tant que mangeur.euses, on fait quoi? 

 

Il ne faut arrêter de manger des fruits et des légumes pour autant! Même si c’est pas toujours évident de manger bio, que ce ne soit pas accessible à tous (que ce soit par manque de ressource financière, ou celles et ceux qui vivent loin et qui n'ont pas le choix), voici quelques recommandations : 

1. Consommer le plus possible des fruits et légumes sans pesticides 

Depuis 30 ans, le Réseau des fermiers.ères de famille fait le pont entre les producteurs.trices locaux certifiés biologiques et les mangeurs.euses par la formule des paniers bio. Trouvez votre producteur.rice locale ici.
Vous pouvez aussi retrouver des produits de qualités dans un marché public proche de chez vous.

2. Consommer des aliments avec peu de résidus de pesticides

À l’épicerie, on peut essayer de favoriser les fruits et légumes avec le moins de résidus de pesticides, comme ceux présentés dans la liste. Côté budget, on peut favoriser l’achat en biologique des aliments qui contiennent le plus de résidus de pesticides. C’est aussi important de manger diversifié, pour ne pas être toujours exposé aux mêmes pesticides. 
À ne pas négliger : manger des aliments québécois! D’après les résultats d’un plan de surveillance des résidus de pesticides de la MAPAQ, les fruits et légumes du Québec affichent des taux de conformité très élevés et supérieurs par rapport aux produits importés.

3. Laver et éplucher ses fruits et légumes

Pour l’épisode 6 de notre balado « Des Rachel qui changent le monde », on a rencontré Maryse Bouchard, professeure en santé environnementale et spécialiste des contaminants environnementaux. Elle étudie plus particulièrement les pesticides et elle nous a mentionné que :
 

« Ça vaut vraiment la peine effectivement de très bien laver ces fruits et légumes [...] il faut laver à grande eau, il faut frotter aussi un petit peu, même pour certains types de pesticides comme ceux utilisés sur les pommes, on sait qu'utiliser un petit peu de bicarbonate de soude, ça va aider aussi à se débarrasser de la contamination. Pour la plupart des pesticides, la majorité va être en surface. Alors, ça vaut le coup de laver ses fruits et légumes, puis, quand on les pèle aussi, on en enlève une partie. » — Maryse Bouchard, professeure en santé environnementale et spécialiste des contaminants environnementaux

 

4. Intervenir sur le plan politique

Dans le monde dans lequel nous vivons, il est facile de se tourner vers une individualisation de notre réponse devant les enjeux de pollution : ça a le mérite de « fonctionner » plus rapidement — même s'il devient impossible d'échapper à toutes les pollutions. Mais n'oublions pas de mener des combats politiques pour des changements systémiques qui viendront protéger l'ensemble de la population et sur une base plus globale. C'est ça la vraie justice : que personne ne soit laissé de côté, surtout les plus démunis.

....Et faire valoir un principe simple : celui du pollueur-payeur (et là, quand on parle de pollueur, on fait référence à l'industrie des pesticides).

Nous voilà déjà mieux outillés!